Prise en charge chirurgicale de la maladie de Crohn : actualités, stratégies et résultats

Contenu principal de l'article

N. SID IDRIS

Résumé

Malgré l’avènement de nouvelles thérapies, la chirurgie dans la maladie de Crohn reste un évènement quasi constant [1]. En effet, 10 à 20 % des patients vont être opérés 1 an après le diagnostic, 50% après 10 ans d’évolution et 20 à 60 % nécessiteront au-moins un autre geste [2].


Ce traitement chirurgical ne doit pas être considéré comme un échec à la prise en charge des patients mais plutôt faisant partie de l’arsenal thérapeutique; elle doit être indiquée au bon moment et au bon patient pour améliorer la qualité de vie et assurer un confort satisfaisant tout en évitant de perturber le schéma corporel et en minimisant la morbidité, essentiellement les fistules
entéro-cutanées.


La chirurgie sera indiquée après optimisation du traitement médical et discussion dans des réunions de concertation pluridisciplinaires associant des médecins experts dans cette pathologie notamment un gastro-entérologue, un chirurgien, un réanimateur, un nutritionniste et un radiologue [3].


Amenant ainsi le patient dans de très bonnes conditions au bloc opératoire et permettant d’éviter des chirurgies délabrantes conduisant à des stomies définitives ou à un syndrome d’intestin court.

Details de l'article

Rubrique
Mises au point