Rétention d’une sonde de Dormia : quand l’endoscopie échoue et que la chirurgie s’impose

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T. BOUZEFRANE
Y. MAHMOUDI
K. BENNABI
R. DAHDOUH
R. KHALFALLAH
M. LAIDOUCI
W. KEBIECHE
R. CHERFA
H. BOUNECHADA
B. BENAMEUR
Z. IMESSAOUDENE

Résumé

Introduction : La sphinctérotomie endoscopique (SE), réalisée dans le cadre d’une cholangiopancréatographie rétrograde par voie endoscopique (CPRE), constitue la technique de référence pour l’extraction de calculs résiduels de la voie biliaire principale (VBP).


Bien que généralement efficace et sûre, cette procédure expose à des complications iatrogènes parfois rares mais potentiellement sévères, en particulier lors de l’utilisation d’instruments de capture ou de calculs durs ou enclavés.


Observation : Nous rapportons le cas de madame SD, 58 ans, admise pour un syndrome cholédocien sur calculs résiduels persistants un an après une cholécystectomie laparoscopique.


Trois tentatives d’extraction endoscopique ont été réalisées vouées à l’échec et soldées par la rétention accidentelle dans la voie biliaire principale d’une sonde de Dormia.


L’exploration chirurgicale après cholédocotomie a permis l’extraction de la sonde enclavée, d’une prothèse plastique et de deux calculs cholédociens. L’évolution post opératoire était favorable.


La vacuité, l’intégrité et la perméabilité de la voie biliaire principale ont été confirmées par une cholangiographie post-opératoire.


Conclusion : Ce cas illustre une complication iatrogène exceptionnelle, mais potentiellement grave de la sphinctérotomie endoscopique et souligne les limites de l’endoscopie face aux calculs durs ou enclavés, rappelant le recours précoce à la chirurgie dans des situations où l’extraction instrumentale devient à haut risque.

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Cas cliniques